
C’est à cet enjeu que s’est employé Jean-Baptiste Garnero, chargé d’études pour la valorisation des collections au CNC, venu présenter un programme de génériques animés dans l’amphithéâtre du LISA à tous les DNMADE Images animées et à des étudiants de Bachelor 1 de l’EMCA.
Placé à la lisière du film, au début ou à la fin, le générique est une forme de sas qui favorise pour le spectateur, le passage du monde réel au monde fictionnel et inversement. Il mentionne également les noms de ceux qui ont contribué à l’écriture, la réalisation, la fabrication et la production du film. On peut retenir quelques noms qui font date dans l’histoire de ce genre à part entière comme Elaine et Saul Bass avec lesquels le générique devient un film à part entière donnant un avant goût symbolique de ce qui va suivre. Ou encore Terry Gilliam dont les génériques animés, pour les films des Monthy Python notamment, développent un style bricolé en papier découpé très caractéristique ou plus récemment le duo Kuntzel et Degas, renouvelant le genre avec leur pâte « fait main ». Le générique de film peut s’autoriser à conjuguer les mots et les images en mouvement, prouvant que le texte aussi peut avoir une dimension esthétique.
La liberté de forme mise en évidence dans le panorama présenté, a permis de (re)découvrir la grande richesse de ce genre particulièrement apprécié du public, et de nourrir l’imaginaire des étudiants qui s’apprêtent à réaliser à leur tour un générique animé pour un film en prise de vue réelle (à suivre…).


